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Bilan 2019 sur le marché de l'immobilier

Publiée le 31/01/2020

Avec un record a plus d’un million de transactions, quels ont été les moteurs de 2019 ?

Laurent Vimont : Le premier de ces moteurs c’est que les Français sont fondamentalement attachés à la propriété et que la faiblesse des taux d’intérêt, qui constitue le deuxième moteur, leur permet de passer du « je veux acheter » à « je peux acheter ». Il faut juste avoir en tête que pour 1000 euros de mensualités, les banques prêtent environ 215 000 euros sur 20 ans et que ce prix correspond au prix de vente moyen d’un bien immobilier en France. Aujourd’hui, on peut acheter son logement sans apport personnel. Ceux qui sont propriétaires bénéficient de plus-values importantes, en tous les cas dans les grandes villes. Plus d’un million de transactions l’an dernier. Cela fait 35 ans que j’exerce ce métier, je n’avais jamais vu cela. C’est exceptionnel et je ne pense pas que cela se reproduira. Nous sommes sur un marché extrêmement dynamique avec des prix qui augmentent. Les prix des maisons ont augmenté d’un peu plus de 1 %, les appartements de + 3 %. La hausse est mesurée. Nous venons tout de même de battre les plus hauts historiques connus en 2011.

 

La pierre est-elle la meilleure réponse aux incertitudes liées à la retraite ?

Dans le domaine, c’est du jamais vu en France: plus d’un achat sur 4 (27,2%) est dédié à l’investissement locatif (en progression de +25% sur un an). La caractéristique est que ces acheteurs, ne sont pas particulièrement riches. Ce sont les employés/ouvriers qui sont à l’origine de plus d ’un quart des investissements locatifs et représentent la catégorie socioprofessionnelle la plus importante parmi les investisseurs. Le montant de vente moyen d’un bien dédié au placement se situe d’ailleurs en-deçà du montant moyen d’une acquisition (autour de 134 202€ contre 218 274€ tous types de transactions confondus). A Paris, une vente sur 3 est dédiée à l’investissement locatif. L’achat immobilier devient un peu le « lingot d’or ». Une bonne poire pour la soif à l’heure de la retraite et un petit pécule.  Cela rapporte peu mais c’est beaucoup plus sûr. C’est aussi le seul produit que l’on peut obtenir en s’endettant. Avec les incertitudes liées aux retraites et les risques liés à la bourse, la pierre, l’investissement, retrouve sa place de valeur refuge absolue.

Comment évoluent les délais de vente ?

Ils sont à peu près stables. Autour de 90 jours en régions, 76 jours en Ile-de-France et 62 jours à Paris. Nous sommes sur un marché où les stocks se sont fortement dégradés. Certains vendeurs anticipent un peu trop tôt l’évolution des prix et mettent leur logement à des niveaux parfois trop élevés. Les vendeurs pourraient être tentés d’élever leurs prétentions financières : ce serait une erreur. La hausse des prix en 2019 a déjà eu pour conséquence une augmentation de l’apport personnel nécessaire pour acheter.

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